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Gaz de schiste : une impasse

Séismes induits par l'exploitation du gaz de Lacq

Un séisme de magnitude 4,2 sur l'échelle de Richter, assez important donc pour être nettement ressenti, a été enregistré dans le bassin de Lacq. Il n'y a cependant pas de victime ni de dégât important.

Rappelons que ce bassin a été exploité pour son gaz depuis les années 50. Les réserves sont réduites, et l'exploitation continue aujourd'hui de manière limitée pour des usages chimiques.

La chaîne des Pyrénées est coutumière des séismes, d'origine naturelle : on se souvient du village d'Arette, détruit presque entièrement en 1967, ou encore de celui de Lambesc en 1909.

Mais les choses sont différentes dans le Bassin de Lacq, excentré plus au Nord. Les séismes y ont commencé environ 20 ans après le début de l'exploitation du gaz.

 

On en observe en moyenne un par semaine. Ils sont le plus souvent trop faibles pour être perçus par les populations. Mais ils sont parfois plus importants, comme celui de ce 25 avril 2016.

Ces séismes sont directement liés à l'action humaine - ici, l'exploitation du sous-sol. Ils sont provoqués soit par une injection de fluides sous fortes pression (pour stimuler l'extraction, ou pour stocker des eaux usées par exemple), soit au contraire par une déplétion, c'est à dire un vide crée dans le sous-sol. Les pays miniers connaissent ce phénomène  des effondrements au-dessus des anciens filons exploités.

On a observé ces dernières années des séismes analogues en Grande Bretagne at aux Etats-Unis, notamment en Ocklahoma, tous liés à l'exploitation du gaz de schiste.

Ce risque de séisme induit par l'activité extractive n'avait pas attiré l'attention des pétroliers - du moins dans leurs discours officiels. Et l'on voit que les séismes peuvent se produire longtemps après l'exploitation.

Mais il ne doit pas être sous-estimé. Pas tellement pour ses dégâts directs et immédiats sur les bâtiments, mais surtout par ses effets indirects et insidieux en sous-sol.  Il est probable que les tubes de forage peuvent être abîmés, leurs joints en ciment fragilisés, des failles ouvertes. Ce sont alors des eaux souterraines qui peuvent être polluées, sans que l'on puisse y remédier. Ce sont aussi des fuites de méthane, puissant gaz à effet de serre.

On imagine un tel scénario dans une région karstique, faillée, sujette aux séismes... avec en outre quelques centrales nucléaires. Tel est le cas notamment du permis de Montélimar, entre Valence et Montpellier.

Voir : http://www.sudouest.fr/2016/04/25/bearn-un-tremblement-de-terre-provoque-par-l-activite-humaine-2341144-4621.php

                                                                                                                                                                                          Pour en savoir plus, voir la thèse de  Thomas Bardainne (Université de Pau-Adour).

                                                                                                                                                                             https://tel.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/63281/filename/MANUSCRIT_THESE_TB.PDF

Le bassin de Lacq est à l'ouest de Pau, marqué en rouge. Il s'agit des séismes observés de 1999 à 2010.

 

Séismes Lacq

 Séismes Lacq Thès Bardainne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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