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Gaz de schiste : une impasse

Pouyanné et la logique du chaudron

Freud prenait cet exemple pour montrer combien un excès d'arguments, vrais pris iolément, aboutit à une incohérence et rend l'argumentation inaudible : "le chaudron étéit déjà fendu quand je l'ai reçu, je l'ai rendu intact, et  d'ailleurs je ne l'ai jamais emprunté".

Dans le cadre d'un colloque organisé le 11 mars à Montpellier par une association d'entreprises  (LeadeR LRMP), Patrick Pouyanné, le P-dg de Total, a voulu nous rassurer sur le gaz de schiste.

 Rappelons qu'après 4 ans de procédure, Total est en passe de récupérer son permis de Montélimar, sur cinq départements de l'Ardèche à l'Hérault et visant explicitement le gaz de schiste,

Patrick Pouyanné, prenant acte de l'opposition d'une majorité d'élus et d'habitants, a redit que Total ne passerait pas en force, tout en regrettant cette polémique.

« A 30 $ le baril de pétrole, j'ai autre chose à faire que chercher du gaz de schiste dans des endroits où l'on ne veut pas de nous, déclare-t-il. De ce fait, nous le faisons en Argentine, ou dans d'autres pays où c'est possible, mais s'agissant de la France, je n'irai pas contre la volonté politique. A dire vrai, je ne suis pas convaincu qu'il existe du gaz de schiste dans cette région. Nous avons déjà foré et nous avons cherché, en Pologne, ou au Danemark, et nous n'avons rien trouvé. Ce qui me navre, c'est qu'au pays de Descartes, on s'énerve sans savoir, et sans doute pour rien. »

A 30$ ce n'est certes pas rentable. Mais si le prix remonte un jour ? Et en Argentine et dans d'autre pays, même à 30$, on y va quand même ?

Il n'est pas convaincu qu'il y a du gaz de schiste dans cette région. Dans un document de 2011, Total Gas Shale Europe (traduire Total Gaz de Schiste Europe) vantait pourtant les immenses ressources de ce permis en gaz de schiste. Il avait même demandé un permis complémentaire (Montélimar-extension). Ce document visait à convaincre d'éventuels partenaires pour participer à une exploitation qui devait être "agressive" (sic).   Etait-ce donc une publicité mensongère pour tromper des partenaires naïfs ? Le gaz de schiste aurait-il disparu du sous-sol ? Qui dit vrai : Total en 2011 ou Total en 2016 ? Dans ce cas, pourquoi Total a-t-il réclamé au Tribunal qu'on lui rende ce permis ?

Nous sommes  heureux de voir que l'exploration "agressive" s'est transformée aujourd'hui en "pas de passage en force", c'est moins désagréable.

Ce n'était pas la peine de le préciser puisque, si l'on comprend bien, ce permis n'est pas rentable, qu'il y a mieux ailleurs, et qu'il n'y a probablement rien à exploiter !

La conclusion est toute simple : ce permis ne vaut rien, c'est un boulet pour Total.

Son PDG n'a plus qu'à écrire une simple lettre au Ministère pour indiquer qu'il abandonne définitivement ce permis.


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